Végécube ferme ses portes.
Nous avons fait tout ce qui était possible humainement de faire pour mettre en place cet incroyable projet de redonner l'agriculture aux familles. Malheureusement, n'ayant eu que très peu de soutien de notre milieu des affaires, nous n'avons été en mesure que de développer les technologies, pas les mettre en marché de manière efficace.
Personnelement, en tant qu'instigateur de ce projet, je poursuis ma mission de vie qui se veut celle de vous amener des solutions intelligentes pour les familles souhaitant développer leur plan d'autonomie.
Cette fin injuste, tragique, et choquante, ne peut que m'éperonner à redoubler d'ardeur pour avancer vers l'autonomie.
Voici les raisons principales de notre échec:
- Nous n'avons eu que très peu de soutien financier pour développer les technologie, le milieu du Lac-St-Jean est inconnu au startup, personne ne comprend rien à notre démarche
- Le soutien réceptionné était lent à recevoir, on parle d'années, pas de semaines il fallait se battre continuellement contre des gens aux partis pris, nageant dans la peur et ne portant pas d'attention sur le potentiel de notre projet. Mensonges, magouilles et juste assez d'argent pour se pendre - c'est ce que l'on nous a dit.
- Ces délais nous ont fait manquer des fenêtres d'opportunités incroyables, miner le moral des troupes et forcer à tout refaire continuellement dans nos stratégies avec des demi cents
- La covid a frappée de plein fouet alors que nous allions lancer un premier produit, le Végécube d"aluminium dont le prix à bondit de 300% en quelques jours. Impossible d'avoir de prix pour l'achat stable.
- Nous n'avons eu aucun argent pour le développement des affaires, seulement pour le développement, mais que faire quand tu as tout et que tu ne peux même pas te payer une pub? Un salon d'exposition végétarien? Nous étions toujours confrontés à des limites ridicules pour nos stratégies d'investissement, tu peux acheter ceci, mais pas cela, toujours des normes administratives contraignantes faites pour les grosses entreprises, rien pour les startup
- Aucun Angel investor avec une vision de redonner ne s'est présenté, tous voulait se débarasser de nos actionnaires porur ramasser le brevet, les droits d'invention
- Mon bras droit, cofondateur, vice-président Christian est décédé dans mes bras à l'usine suite à notre première cargaison de Végétours vers Beloeil
- je devais donc m'occuper de l'usine, du ravitallement, du service client, des ventes, de la fabrication, du ménage, de l'inventaire, de la comptabilité, des formulaires administratifs, de recruter des bénévoles pour venir m'aider à l'usine, de gagner des sous pour manger en parralèle, des livraison, de fabriquer la chaîne de montage avec Gilles et combien d'autres micro tâches invisibles et ce, en plus du choc émotionnel de voir mon meilleur ami mourir littéralement dans mes bras.
- Logiques Designs a dû fermer ses portes nous forcant ainsi à payer le loyer en entier. Au lieu de nous coûter 23$ par Végétour construite, il fallait débourser 4000$ de frais non calculés par mois
- Nous avons appris en bout de course, que l'usine dans laquelle nous étions, était contaminées aux spores de manière dangereuse. Nous devions quitter ces lieux ou acheter et tout rénover
- Nous n'avons jamais eu le retour de crédits d'impôts pour la recherche et développemetn de 96,000$ alors que le gouvernement nous a poussé une fausse balle sur une date de dépôt ridicule et que tout avait été fait par des professionnels. Sans argent pour contester, ou de temps pour se retourner, cet argent est perdu.
Je pourrais en rajouter encore car, la liste est longue. Il m'aura fallu plus de 4 mois de convalescence pour me remettre de cette défaite amère. Quel beau projet!! Quel échec cuisant pour notre région.
La fondation pour le grand chantier de l'autonomie a cependant réussis à récupérer une partie de notre inventaire de jardinière dont personne ne voulait dans la faillite. Des annonces seront fait sur ce propos sous peu.
https://fdgca.com/
Yannick Tremblay,
Fondateur, pour l'agriculture aux familles